• Grae Leigh

A Good Woman : la critique du film, en DVD le 19 août 2020

Mis à jour : 24 août 2020


Découvrez notre critique du film A Good Woman qui sort en DVD le mercredi 19 août 2020. On attendait une claque et on l'a eue !!


Notre version

Grâce à nos contacts chez Darkstar, nous avons pu obtenir un screener en VO non sous-titré.

Mais le DVD sortant demain ne prévoyant pas de bonus, ce n'était pas gênant. Par contre, on regrette à la vue de ce film que ce n'était pas prévu car il y a matière à faire des bonus intéressants, notamment sur la manière dont Sarah Bolger s'est approprié le rôle.

Par contre, on ne va pas se mentir, avec des accents à couper au couteau (exception faite de Sarah Bolger), il nous a fallu voir le film plusieurs fois pour en comprendre la majorité :p


Synopsis

Suite au meurtre de son mari, Sarah Collins se retrouve seule avec ses deux enfants. Elle s’efforce de relancer l’enquête de police pour retrouver l’assassin de son mari tout en essayant de reprendre le cours d’une vie normale.

Lorsque Tito, un dealer recherché par la pègre locale, fait irruption chez elle pour se mettre à l’abri et cacher sa drogue, elle n’aura d’autre but que de protéger ses enfants. L’instinct protecteur de Sarah laissera place à une frénésie vengeresse inimaginable.


Notre avis

La première chose qui frappe dans A Good Woman c'est l'authenticité.

Que ce soit dans l'apparence si nature de Sarah ou encore dans l'environnement dépeint. On a l'impression que Pastoll a juste posé ses caméras dans ce quartier populaire de Belfast et filmé ses protagonistes.

Pas de surenchère que ce soit dans les dialogues ou la musique.


La seconde c'est sans conteste la performance de l'actrice irlandaise Sarah Bolger.

De quasiment tous les plans, elle porte sur ses épaules le film d'Abner Pastoll.

Et à moins de trente ans, il faut reconnaître qu'elle est absolument phénoménale dans le rôle principal. Personnellement je ne l'avais vue que dans le rôle de la Princesse Aurore dans la série Once Upon A Time mais sa prestation m'a donné envie de la découvrir dans d'autres rôles (Les Tudors, Agent Carter, Mayans M.C.).


Le synopsis repris ci-dessus reprend assez justement l'intrigue du film mais il ne prépare pas à la violence qui va déferler sur le téléspectateur : ça frappe fort, le sang gicle et les armes utilisées sont de toute nature.


Le scénario de Ronan Blaney aurait pu se contenter de mettre en scène une jeune veuve qui essaie d'élever ses deux enfants dans un quartier rongé par la drogue. Mais A Good Woman ne se résume pas à ça : volontairement ou pas, c'est une véritable ode au féminisme. Car Sarah vit dans un monde misogyne condescendant ordinaire (où la police ne veut pas enquêter sur le meurtre de son mari), un monde que l'on ne connaît que trop bien. Mais l'irruption d'un voleur de drogue (Tito, incarné par Andrew Simpson) dans son univers va l'obliger, la pousser à se battre pour ses enfants et elle-même car on sent bien que si elle ne le fait pas, personne ne le fera à sa place. Quitte à commettre l'impensable.

Et si Tito est le grain de sable qui va déclencher chez Sarah cette "frénésie vengeresse", il n'est que le sommet immergé de l'iceberg.


Quand on regarde A Good Woman on ne peut s'empêcher de voir une certaine ressemblance avec le cinéma de Quentin Tarantino, avec cette violence extrême. Bien sûr le style Pastoll n'est pas aussi stylisé que celui du réalisateur de Kill Bill mais quand on entend Sarah découper un cadavre faisant gicler le sang, on a forcément un petit neurone qui pense à Une nuit en Enfer.


Bien sûr, tout n'est pas parfait dans A Good Woman, il y a des scènes un peu longuettes voir inutiles dont la disparition n'aurait pas pénalisé l'intrigue du film. Mais elles sont mines de rien nécessaires ne serait ce que pour que le pauvre téléspectateur reprenne son souffle. Car oui parfois la violence exacerbée du film est un peu trop. Certes on est prévenu d'entrée avec la classification (le BBFC, British Board of Film Classification, l'a ainsi interdit au moins de 18 ans) qui n'est pas usurpée.


Au final, A Good Woman est un très bon film à voir pour l'interprétation remarquable de Sarah Bolger mais aussi pour sa représentation de la société actuelle.



Notre note

17/20






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