• Grae Leigh

[Test DVD/Blu-Ray] L'édition ultime de la trilogie Darkman


Découvrez notre test complet de l'édition ultime de la trilogie Darkman qui sort demain, mardi 7 novembre, chez L'atelier d'images.

L'édition testée

Grâce à L'atelier d'Images nous avons eu entre les mains la version test (= sans emballage grand public) (49.99 € sur Amazon).

Nous n'avons reçu "que" les 2 Blu-Ray qui se décomposent ainsi :

  • Blu-Ray 1 : Darkman I + bonus,

  • Blu-Ray 2 : Darkman II + Darkman III + bonus (bandes-annonces d'époque).

Le "que" est important ici car avec 3h30 de bonus, cette édition frappe fort ! :)

La sortie de cette édition a été rendue possible par le financement de 208 KissBankers qui ont rassemblé quelques 7 950 € (sur les 6 000 € recherchés) sur la plateforme de financement participatif KissKissBankBank (cf ici).

Synopsis

Le docteur Peyton Westlake est sur le point de découvrir les secrets de fabrication de la peau synthétique, lorsqu’un gang conduit par le sadique Robert G. Durant détruit son laboratoire. Entièrement défiguré et laissé pour mort, Westlake n’a plus qu’un objectif : se venger !

(Darkman I, 1990)

Avec l'aide d'un ami scientifique, le Docteur Peyton Westlake est enfin sur le point de découvrir le secret qui lui rendra forme humaine. Mais la tournure tragique que prennent les événements l'amène à revivre le cauchemar qui l'a défiguré et à réaliser que son ennemi, Durant, que tout le monde croyait mort, est bel et bien vivant ...

(Darkman II, 1995)

Le gangster Peter Rooker veut s'emparer du secret de la force surhumaine de Darkman. Le docteur Peyton Westlake est contacté par la femme qui l'a soigné à l'hôpital en lui déconnectant le système nerveux qui lui propose de l'aider dans ses recherches pour retrouver son visage et ses sensations perdues. Darkman va se retrouver emmêlé dans un complot sinistre et tordu mais il va trouver une occasion de montrer l'étendue de sa bonté.

(Darkman III, 1996)

Les films

Un peu d'histoire ...

Las de ne pouvoir récupérer les droits de The Shadow ou Batman pour les adapter sur grand écran, Sam Raimi a décidé de créer son propre super héros avec un hommage aux monstres d'Universal des années 30 en ligne de mire.

Pourtant Sam Raimi avait déjà connu un certain succès avec les deux premiers films de la trilogie Evil Dead (1981 et 1987) mais ce n'était semble-t-il pas suffisant pour lui confier les rênes d'un tel film.

Malgré tout, Raimi réussit à conclure un accord avec Universal pour ce qui sera son premier film hollywoodien : Darkman.

Avec un budget final de 16 millions de dollars, le film en rapportera quelques 49 au box-office mondial, suffisamment pour que deux suites voient le jour, mais directement en vidéo (Darkman II - Le retour de Durant en 1995, et Darkman III - Die Darkman Die en 1996). Toutes deux sont réalisées par Bradford May avec Sam Raimi attachés aux projets en tant que producteur exécutif.

Bien sûr le plus intéressant dans cette trilogie est le premier film puisque co-écrit et réalisé par Sam Raimi. Pour les deux autres, il ne sera 'que producteur exécutif et cela se sent, dans la façon de filmer mais aussi dans l'évolution du personnage.

Darkman I

Dans le premier opus, c'est Liam Neeson (jeune acteur inconnu à l'époque) qui endosse le rôle du gentil scientifique (Peyton Westlake) bien sous tout rapport dont le monde s'effondre : il est laissé pour mort et perd l'amour de sa vie.

Mais comme bain d'acide et explosions ne lui ont fait perdre aucune de ses facultés mentales, et que l'underground de Los Angeles recèle de tous les objets nécessaires à sa vengeance, il va se servir de sa découverte scientifique, de la peau synthétique liquide, pour infiltrer de l'intérieur l'univers de celui qui a causé sa perte. Sauf que la géniale invention a une durée limitée ce qui va entraîner quelques scènes assez cocasses.

Préféré à Bruce Campbell par le studio, Liam Neeson campe un héros auquel on peut s'identifier ... du moins par certains aspects.

Mais il ne faut pas perdre de vue que Raimi souhaitait intégrer dans la réalité un héros de comics. Il y a donc forcément des choses qui paraissent étranges au (télé)spectateur que nous sommes.

Mais si on se laisse prendre au jeu, Darkman est un film dans la pure veine du style Raimi avec, notamment, ses angles de caméra originaux ou encore son humour noir.

Aux côtés de Neeson, Frances McDormand dans le rôle de la demoiselle en détresse ... et accessoirement celle qui causera, involontairement, la perte de Westlake. Si on connait depuis ses qualités d'actrice, on ne peut s'empêcher de tiquer au rôle confié à celle qui quelques années plus tard (Fargo, 1996) recevra un Oscar.

Face à lui, pas un mais deux méchants.

Le principal, Louis Strack Jr. qui, méchant inspiré de comics oblige, est un grand mégalomane. Campé par Colin Friels (futur Frank Holloway dans Brigade des Mers), on n'arrive pas franchement à le détester voir même à le prendre au sérieux, et ce n'est pas son jeu outrancier qui est en cause.

Le secondaire, Robert G. Durant campé par le regretté Larry Drake, surtout connu à l'époque pour son rôle de Benny dans la série La loi de Los Angeles, il incarne là un rôle de méchant qui lui va à ravir.

Et le fait qu'il se retrouve dans une scène à jouer son rôle et celui de Darkman l'incarnant également, donne une bonne idée du talent de l'acteur.

Sans tous les effets spéciaux qui foisonnent depuis dix ans, Darkman trahit certes son âge mais c'est une bouffée d'air frais que de voir les faux raccords et voir dans les bonus comment ils ont tourné "à l'ancienne" certaines scènes (comme la poursuite en hélicoptère).

A mi-chemin entre La Momie et Le Phantôme de l'Opéra, Darkman, sans laisser un souvenir impérissable, reste un bon film pur jus de Sam Raimi ... douze années avant qu'il ne signe la trilogie SpiderMan.

On ne peut s'empêcher de se demander ce que cette dernière aurait donné si Sam Raimi avait été à l'écriture.

Et on se demande à quoi pense Universal qui a eu dans ses rangs ce scénariste/réalisateur plus qu'à même de sortir des films pour son Monsterverse !! Certes ce sera moins américanisé que La momie de 2017, mais ils ont de quoi faire un très bon film !

Note : 15/20

Darkman II - Darkman III

Encouragé par le succès en vidéo du premier opus, Universal a eu sitôt fait de se lancer dans deux suites, sorties en 1995 et 1996.

Et c'est volontairement que ces deux films font l'objet d'un avis commun.

Premièrement parce que l'acteur qui reprend le rôle de Darkman y est le même (Arnold Vosloo, futur Grand Prêtre Imhotep dans La Momie et Le retour de la Momie, en 1999 et 2001).

Deuxièmement car elles sont toutes deux réalisées par Bradfort May, avec le réalisateur Sam Raimi producteur exécutif de ces deux opus.

Et troisièmement, car ceux sont deux films à oublier !

Car oui avoir Sam Raimi comme producteur exécutif ne suffit pas à garantir des suites dans la lignée de leur grand soeur.

Faire revenir d'entre les morts le méchant du premier opus (sans jamais l'expliquer !) est une bonne idée en soit si le scénario suit un peu et si on reprend les codes du premier opus.

En parlant de scénario, on sent que Sam Raimi n'est pas derrière et on perd au passage toutes les originalités de Darkman. Rien de nouveau dans ces deux suites qui se ressemblent bien trop : même résumé en ouverture, même générique, mêmes scènes d'action, même début.

Si Volsoo n'est pas un mauvais acteur, il lui manque ce que Neeson apportait à Darkman : faire ressortir son jeu d'acteur à travers X centimètres de bandelettes (le reproche que je faisais à Tom Hardy dans le rôle de Bane pour Nolan).

Ajoutons à cela un manque total de continuité comme par exemple l'apparition de nul part du Dr. Bridget Thorne dans le troisième opus (Darlanne Fluegel, ex officier Molenski dans la saison 7 de Rick Hunter), des acteurs proches de la galaxie Raimi/Tapert mais pas forcément les choix les plus judicieux (Renée O'Connor), secouez le tout et vous avez deux suites dont on se serait bien passé. Pas étonnant d'ailleurs qu'il n'y ai pas de bonus sur ces deux titres, autres que les bandes-annonces d'époque.

Note : 10/20

L'édition

Ayant reçu la version test de cette trilogie, nous ne pouvons commenter son emballage.

Sachez qu'elle comprend 1 DVD, 2 Blu-Ray et un comics de 100 pages (Darkman vs Army of Darkness).

Il faudrait être très difficile pour ne pas apprécier cette édition ultime tant la qualité est HD. L'image est d'une netteté impeccable (difficile de croire que Darkman 1 est sorti à l'été 1990), les bandes-sons (VO et VF) parfaitement audibles et les noirs profonds (un pré-requis pour ce genre de films).

Et les bonus sont juste fan-ta-sti-ques ! Nous y reviendrons un peu plus bas.

Les menus du Blu-Ray #1

Les menus du Blu-Ray #2

Note technique : 17/20

Les bonus

Rassemblés sur le Blu-Ray #1, ils sont assez phénoménaux par leur qualité et leur quantité.

Cerise sur le big mac, l'éditeur a eu la bonne idée de rassembler des bonus d'époque (1990) et d'aujourd'hui (2016-2017).

De quoi combler les fans ... ou les férus de bonus comme moi ... qui apprendront plein de choses.

Test sortie Darkman menu bonus BR 1

Jugez un peu :

  • Darkman vu d'aujourd'hui :

  • "Darkman : Sam Raimi et ses influences" : interview de Julien Dupuy et Stéphane Moïssakis (exclusivité France) (14' 50),

  • "L'Univers de Darkman" : interview du directeur artistique et du responsable des décors (VOSTFR, 16' 04),

  • "Disséquer Darkman" : interview de Liam Neeson (VOSTFR, 7' 10)

  • "Souvenirs d'une expérience pas comme les autres" : interview de Frances McDormand (VOSTFR, 10' 23),

  • "Mon nom est Durant" : interview de Larry Drake (VOSTFR, 15' 19),

  • "Les Hommes de Durant" : interview de Dan Bell et Danny Hicks (VOSTFR, 12' 25),

  • "Le Visage de la vengeance" : interview du responsable des maquillages (VOSTFR, 12' 48).

  • Darkman vu d'hier :

  • Interview de Sam Raimi (VOSTFR, 27' 46),

  • Interview de Liam Neeson (VOSTFR, 33' 36),

  • Interview de Frances McDormand (VOSTFR, 24' 50),

  • Interview de Colin Friels (VOSTFR, 14' 41).

  • Matériel promotionnel d'époque :

  • Bande-annonce (VOSTFR, 1' 42),

  • Spots TV (VOSTFR, 4' 13).

  • Storyboards (98 planches)

  • Galeries photos :

  • Coulisses du tournage (55 photos),

  • Maquillage (6 photos),

  • Affiches et photos presse (23 photos),

  • Photos (102 photos).

Note des bonus : 18/20

#Latelierdimages #Darkman #DarkmanII #DarkmanIII #SamRaimi

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