Notre critique de Power Rangers, un film fun à ne pas manquer !

06/04/2017

Power Rangers ou comment revenir à l'adolescence le temps de 124 minutes de bonheur.

Si vous ne deviez retenir qu'une chose en lisant ma critique c'est : ALLEZ LE VOIR !

 

 

Vous voulez que je développe ?

Alors allons-y mais vous êtes prévenus, enfant du Club Do', les Power Rangers ont toujours été un plaisir coupable :p

 

 

Depuis quelques années, une vague de nostalgie s'est emparée des écrans, qu'ils soient grands (Les Chevaliers du Zodiaque - La Légende du Sanctuaire en 2014 ou encore Jem et les Hologrammes en 2016) ou petits (on ne compte plus les reboots tels que MacGyver, Dynastie ou les suites comme Prison Break ou Twin Peaks).

 

Et à l'heure où Marvel et DC se livrent une lutte sans merci via univers cinématographiques interposés, on se dit qu'il y a peu de place pour d'autres super héros.

 

Face à tout cela, et à des productions parfois très décevantes (je pense notamment à l'horreur absolue que sont les Chevaliers du Zodiaque), l'annonce à l'été 2014 d'un reboot cinématographique de nos sentaï avait été accueillie fraichement.

 

Au fur et à mesure du casting (5 inconnus pour incarner les Power Rangers, 2 connus pour incarner Rita Repulsa et Zordon), on était toujours plutôt circonspects et la première bande-annonce ne nous avait pas franchement emballés. On s'inquiétait, entre autres, des designs très Iron-Manesques des armures des héros.

 

Et puis, la dernière bande-annonce est arrivée et on a repris espoir ... les zords étaient de sortie, la méchante nous faisait frémir et on voyait de plus près les armures.

 

 

Power Rangers est un film d'origine donc le développement est long. Contrairement à la série d'origine, vous ne verrez pas les Rangers casser du méchant au bout de 5 minutes. Ils vont devoir apprendre à être des Rangers et à se battre.

 

Si cela peut paraître frustrant de prime abord, il faut reconnaître à Kieran Mulroney un scénario efficace au déroulé logique qui a le mérite de combler/rectifier les lacunes/invraisemblances de la série.

 

Car dès la scène d'ouverture, on en sait déjà pas mal sur les personnages campés par Elizabeth Banks et Bryan Cranston. Pour peu que vous ayez suivi les rumeurs pré-sortie du film, vous en savez déjà pas mal donc l'effet de surprise ne sera pas complet.

 

 

Ceci dit, Power Rangers a le mérite à plusieurs occasions de vous emmener sur de fausses pistes. De présenter une scène dont on imagine la conclusion pour être surpris par la direction prise.

 

 

Côté acteurs, les cinq 'inconnus' (Dacre Montgomery, Naomi Scott, RJ Cyler, Becky G et Ludi Lin) s'en sortent tous très bien (mention particulière pour l'alchimie entre les deux filles dans la scène du café). Ils campent des adolescents crédibles avec des problèmes actuels. De caricatures au début du film ils deviennent des super héros et une équipe de manière tout à fait crédible.

 

 

S'il y a bien un truc qui pêche dans les films super héroïques depuis quelques années, c'est le méchant de service (Ultron, si tu nous regardes :p).

Mais Elizabeth Banks fait un travail remarquable dans son interprétation de Rita Repulsa. Fini le côté cartoonesque immortalisé par Carla Perez, bonjour une méchante qui fait peur ... Banks prend son pied à l'incarner et ça se voit.

 

A ses côtés, une certaine déception quant à Goldar qui, n'étant plus qu'une fontaine d'or sur pied, n'a aucune expression et manque, de facto, quelque peu d'intérêt.

 

 

S'il est plus difficile pour Bryan Cranston de donner toute la mesure de son talent vu sa place (physique) dans le film, l'acteur utilise à merveille sa voix pour donner corps à Zordon.

 

 

Enfin mention toute particulière pour la bande originale composée par Brian Tyler dont le thème principal m'a donné les mêmes frissons que celui d'Iron Man 3 (vous savez quand les armures se rassemblent).

Les chansons ajoutées de ci de là collent parfaitement aux images.

Et cette chair de poule quand le thème iconique (Go Go Power Rangers) a fait son apparition ... dommage qu'il n'ait pas été davantage utilisé dans le film. D'autres moments s'y prêtaient également.

 

 

Et je ne peux pas terminer cette critique sans dire quelques mots sur les deux polémiques qui ont fleuri sur la toile hier suite à la sortie du film.

La première, et nous en avions parlé il y a quelques jours, c'est l'inclusion d'un personnage LGBT. Difficile en 2017 de croire que cela pose encore un problème mais soyez rassurés, c'est une partie infinitésimale du film mais qui a son importance pour la suite. Qui plus est, c'est très bien écrit et parfaitement interprété.

La seconde concerne les armures des filles qui moulent trop les poitrines et ont des talons compensés. Dans les années 90, quand la série Power Rangers est sortie, on râlait sur le côté asexué des armures.

Personnellement je trouve le côté très moulant des fessiers bien plus source d'inquiétude (dans le sens inconfort pendant le combat) mais tout étant question à controverse, à chacun(e) de se faire son opinion.

 

 

La seule chose qui m'a gâché mon plaisir de grand enfant (j'assume totalement d'être revenue en enfance pendant ces deux heures !) c'est que des parents/grand-parents aient emmené des gamins de 5 ans voir le film. S'il est catalogué tout public, il ne s'adresse clairement pas à des bambins de cet âge qui ont eu (à raison) peur.
 

 

En résumé :

  • un bon film d'origine,

  • un scénario qui se tient,

  • des acteurs crédibles auxquels les adolescents peuvent s'identifier,

  • des effets spéciaux utilisés avec parcimonie mais bons,

  • enfin une méchante qui tient la route (et qu'on veut revoir),

  • un film qui s'adresse aux fans d'origine comme aux néophytes,

  • un bon point de départ pour une franchise cinématographique,

  • de multiples Easter Eggs qui parleront aux fans,

  • un film qui s'inscrit dans son époque.

 

 

Note : 16/20

 

 

 

 

 

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