Fuller House : La review de la saison #1

01/04/2016

 

[ndlr : nous avons rédigée cette review le 1er mars 2016]

 

Après de longs mois d'attente, légèrement comblés par une rediffusion de la série originale sur AB1, la nouvelle génération de la famille Tanner a pris le pouvoir sur Netflix. Mon avis en review.

 

 

Ce retour de la Fête à la maison est, en ce qui me concerne, une réussite.
Et je pense que les téléspectateurs qui ont grandi avec la série apprécieront ce retour dans leur passé.

Si le pilote est un peu trop chargé, c'est la conséquence de la nécessité d'intégrer un maximum d'informations sur de nombreux personnages pour les 'non initiés'.
Si c'est lourd, on apprécie de retrouver cette famille que nous avons vu grandir pendant neuf saisons (1987-1995).

Fuller House continue donc la vie de la famille Tanner, 29 ans après les avoir rencontrés.
Si les adultes qui ont élevé DJ, Stephanie et Michelle sont toujours là, ceux sont ces dernières dont nous allons suivre les aventures. Les 'anciens adultes' sont cantonnés à des rôles de guest stars, nécessaire pour que la nouvelle génération prenne le pouvoir.

Les interprètes n'ayant pas changé, ceux qui ont suivi la série d'origine n'auront aucune difficulté à se remettre dans le bain.
Tout le monde a vieilli, tout le monde a changé mais on est en terrain connu, en fait c'est comme si nous ne les avions jamais quitté.

Certes Fuller House a les mêmes caractéristiques que sa grande sœur, à savoir une vision édulcorée des sujets adultes (sexe, alcool, drogue), des enfants bien trop perspicaces et éloquents pour leur âge, des moments de chanson/danse, et des batailles enfantines.
Des caractéristiques qui ne plairont pas à tout le monde mais la fan que je suis a adoré qu'elle ne renie pas son histoire.
Et puis vu le paysage télévisuel actuel, est-ce une si mauvaise chose une sitcom tout public ? Je trouve que non.

Dommage que la série ne se soit pas mise à la page, comme elle l'a fait avec les réseaux sociaux ou la technologie, avec une distribution moins blanche et moins hétéro.
Un écueil pour une série diffusée en 2016 et qui se déroule à San Francisco.

Les clins d’œil au passé de la série (Comète, la manie du nettoyage, les frictions Stephanie/Kimmy, etc) sont nombreux et seront incompris par les nouveaux téléspectateurs, mais les anciens apprécieront cette attention aux détails du passé de la série.

Le 3ème mur est brisé dès le premier épisode pour régler le cas des sœurs Olsen et elles seront mentionnées à de nombreuses occasions, la preuve qu'il n'y a pas de ressentiment face à leur refus de revenir.

Petite réserve sur le traitement réservé à Stephanie ... si gamine elle avait traversé des épreuves difficiles, celle que lui ont réservé les scénaristes dans l'épisode 5 m'a clairement hérissé le poil.

Et une diffusion sur Netflix est clairement un cadre qui lui sied puisqu'il y a peu de chance que la série aurait rassemblé suffisamment de téléspectateurs sur une chaîne 'normale' pendant 13 semaines.

Faut-il une suite ?
Si la qualité est au rendez-vous, je vote pour ... la fin ménageant la chèvre et le chou.

 

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